Interview avec Pierre Boulanger

Pierre_Boulanger

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Interview avec Pierre Boulanger (acteur)

Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce film ?
J’ai entendu parler du film Obsession (titre original : Rendez-vous) grâce à mon agent, Méline Saint-Marc, qui m’a appelé pour faire le casting à Paris.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce film et dans votre personnage pour accepter le rôle ?
Antoinette Beumer apporte quelque chose de très personnel à ce film. J’ai pu le ressentir dès le début. C’est toujours un défi de travailler en symbiose avec la sensibilité d’un cinéaste et d’honorer sa vision. Le film alterne des scènes de comédie romantique et de thriller. C’est pourquoi, on était toujours entre deux atmosphères, ce qui n’était pas simple. Mon personnage est très ambigu et pris au piège de son propre jeu.

Je savais que j’allais devoir travailler autour du désir et des sentiments. On ne sait jamais comment et où ça commence entre deux personnes. L’amour est quelque chose de mystérieux et d’assez mystique. Pour un acteur, c’est un sujet intéressant…
Savoir comment transmettre ses sentiments profonds devant la caméra tout en s’imaginant que c’est réel. Les deux personnages ne parlent pas la même langue. À partir de là, tout ce qui ne relève pas purement des sensations n’entre pas en jeu. La dimension physique joue donc un rôle essentiel.

Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle ?
Le personnage est ouvrier dans la construction. Il travaille toute la journée avec ses mains. J’ai aimé travailler et me concentrer sur son rapport au physique. On a beaucoup échangé sur le film avec Antoinette Beumer. Certains acteurs n’aiment pas répéter avant mais j’ai beaucoup échangé également avec Loes Haverkort sur la relation entre les deux personnages.

Comment a été l’expérience de travailler avec une équipe franco-hollandaise ?
C’est l’Europe ! Le mélange des cultures et des langues n’est plus surprenant de nos jours. Le futur sera sans doute ainsi et j’en suis ravi… Je ne maîtrise pas du tout le hollandais. Alors au début, c’était difficile de comprendre ce qu’il se passait mais finalement grâce à l’anglais, je m’en suis toujours sorti.

Vous avez également participé dans de gros projets hollywoodiens, quelle est la différence entre le cinéma européen et le cinéma américain ?
Beaucoup d’intermédiaires interviennent dans les gros projets et parfois, votre vision devient trop personnelle et n’est plus claire pour personne sur le tournage et encore moins pour l’acteur. Je ne dis pas que je ne crois pas à la création collective mais j’aime beaucoup les films d’auteurs. Ils permettent à l’acteur et au réalisateur de développer une proximité et une intimité dans le travail.

Vous avez récemment travaillé avec le réalisateur brésilien Jose Padilha (Troupe d’élites, Narcos ), comment décririez-vous votre expérience avec un réalisateur latino-américain ?
C’était un énorme film avec beaucoup de personnes. Je me suis senti un peu aspiré et englouti dans cette énorme machine à film…

Vous avez également commencé à réaliser des court-métrages, préférez-vous être devant ou derrière la caméra ?
Ce n’est pas comparable. En tant que réalisateur, vous avez le film en tête et le sentiment de tout savoir sur votre œuvre. Un sentiment vraiment plaisant. Personne ne peut vous enlever votre propre vision que vous partagez avec toute l’équipe. L’acteur, quant à lui, doit trouver sa propre liberté d’expression dans l’espace qui lui est donné. C’est complètement différent mais pas moins intéressant.

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